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Interview : les auteurs du livre « Le growth hacking » (éditions Dunod)

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Si vous suivez un peu l’actualité webmarketing, vous connaissez forcément l’excellent site de Fred Canevet et ses longs articles : Conseils Marketing. Il a mis ses compétences marketing au service d’un livre, écrit avec Grégoire Gambatto, qui est plus spécialisé growth hacking. Je les laisse vous expliquer quelle est cette bête curieuse dans l’interview !

J’ai aussi proposé à Olivier Jadzinski (d’Euklide) de participer car il a écrit un chapitre, et nous nous suivons sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années.

Place donc aux auteurs !

Le growth hacking, éditions Dunod

Fred CanevetFredéric Canevet

Comment est arrivé ce projet de livre et la coopération ?

Le projet du livre à commencé en 2015 quand Dunod m’a contacté pour écrire un livre sur le thème du Blogging (Vivre de son Blog). C’est grâce à mon Blog que j’ai été identifié comme un « expert » sur le sujet.
Cependant, j’ai repositionné mon blog sur le Marketing B2B il y a 2 ans, et donc je souhaitais plutôt écrire un livre en rapport avec cette réorientation.
En effet, écrire un livre sur un sujet est un excellent moyen d’avoir de la notoriété et de la crédibilité.
Au contraire d’un eBook, d’un blog, d’une chaine Youtube… faire publier un livre chez un éditeur connu est un vrai symbole pour beaucoup de monde.
Par exemple j’ai écrit près de 20 livres en 10 ans, à un moment j’étais même à 1 eBook / mois, mais cela n’a rien de comparable par rapport à la publication d’un livre papier.

Comment avez-vous choisi le sujet, le titre et créé son contenu (plan, méthode de travail…) ?

J’ai trouvé le sujet du Growth Hacking (voir la définition sur ce lien http://www.conseilsmarketing.com/promotion-des-ventes/definition-du-growth-hacking) car c’était un sujet qui m’intéressait fortement à l’époque. Car c’est un peu ce que j’ai pratiqué pendant des années sous le nom « d’efficacité maximale».
Et donc, le livre était l’occasion d’en savoir plus sur un sujet passionnant, et en même temps d’être reconnu comme un « expert » sur un sujet qui est très à la mode.
L’autre intérêt, c’est que comme il est devenu de plus en plus difficile d’obtenir des liens, de la reconnaissance, de la visibilité… sur internet, la sortie d’un livre « off line » me permettrait de drainer un nouveau public et d’améliorer encore mon trafic.
C’est ce que j’avais fait il y a quelques années après une sanction Google : j’avais « squatté » le concept de « Community manager », via des interviews, des livres blancs… ce qui m’avait permis moi aussi d’en savoir plus sur cette profession en vogue, mais aussi d’aller chercher du trafic.

Quel regard portes-tu sur cette expérience ?

Ecrire un livre papier est bien plus exigeant qu’un livre PDF.
En effet, avec un livre PDF on est libre du format, de la forme, du fond… Cela permet de sortir vite fait bien fait un contenu à valeur ajoutée.
En revanche sur papier, il faut soigner bien plus la concision (ex : écrire en 1 phrase ce que l’on dirait en 1 paragraphe…), la pédagogie (ex : expliquer les mots compliqués…), l’aspect ludique (ex : cas pratiques, petites histoires…)…
C’est donc un effort bien plus important en termes de rédaction.
L’intérêt étant que c’est très formateur, et que cela vous permet de prendre un réflexe ensuite dans vos autres contenus.
Mais ce n’est pas le plus difficile… Le plus compliqué c’est le temps pour lire, relire, réduire le texte, optimiser la longueur… J’ai au moins 5 relectures du livre de mon côté (plus celle d’amis & de Dunod), alors qu’en PDF la relecture est bien plus rapide.

Je suis un lecteur potentiel : pourquoi devrais-je acheter ce livre plus qu’un autre sur le sujet ?

Il y a 3 gros points forts pour le livre :

  • La méthode en 8 semaines, qui permet de passer des bases de la méthode, à la montée en puissance, on peut ainsi prendre son temps, ou aller directement aux chapitres
  • Les cas pratiques et les exemples que j’ai tirés de mon expérience, ce qui permet de ne pas être un ouvrage « théorique ». C’est vraiment orienté pratique
  • Le Club Privé avec des contenus en plus, mais surtout 5h de formation vidéo qui expliquent comment mettre en pratique le Growth Hacking avec un cas pratique. C’est aussi utile pour ceux qui veulent juste optimiser un business existant, qui ne partent pas de 0

Peux-tu nous donner 1 extrait du livre qui te semble révélateur de son contenu ?

Voici un exemple de plan d’action, à mettre en place lors de chacune des 8 semaines.

Extrait, copyright Le Growth Hacking - 8 semaines pour doubler le nombre de vos prospects

Le growth hacking est inconnu de la plupart des TPE. Peux-tu rapidement expliquer en quoi il consiste et surtout, son intérêt pour une TPE ?

La définition du Growth Hacking est de mettre en place une stratégie structurante visant à obtenir une croissance forte et rapide, en détournant le système pour un résultat maximal avec un minimum de moyens.
L’origine du Growth Hacking vient des Startups qui ont appliquées les méthodes de développement « agiles »  (cycles de développements courts) à entrepreneuriat.
Cela passe par la modélisation du business de l’entreprise au travail d’un tunnel de vente, le tunnel AARR :

copyright Fred Canevet méthode AARR

Ce tunnel sert de base pour savoir où agir en priorité, de manière rationnelle et chiffrée, et ne plus faire appel qu’à l’intuition, ou baser des idées sur des hypothèses.
C’est une très grande aide pour les TPE, Freelances, PME, Startups… car cela permet de cadrer et de gérer les priorités.
Grâce au Growth Hacking, on essaie d’avoir un maximum d’impact avec un minimum de ressources, quitte à flirter avec la légalité.
Car dans Growth Hacking, il y a aussi “hacking”, car de nombreuses startups ont mis en place des stratégies “limites” pour “hacker” le système.
C’est pour cela que beaucoup de personnes pensent que le Growth Hacking c’est mettre en place des techniques illégales comme de l’aspiration d’emails et l’envoi de SPAMS.
Mais c’est plus être astucieux et aller chercher les clients où ils sont, et souvent faire de la croissance sur le dos d’entreprises déjà établies en séduisant leurs clients.
C’est pourquoi dans mon livre, je ne donne que des techniques légales.

Enfin : quels conseils donnerais-tu à ceux qui voudraient se lancer dans l’écriture d’un livre professionnel ?

Le plus important est de bien travailler son plan détaillé en amont, pour éviter de faire une « encyclopédie », et se concentrer sur la mise en place d’une méthode qui permet de faire passer une personne d’un état A à un état B.
Plus on passe de temps à détailler le plus avec les idées, les exemples, le déroulé… plus le livre sera clair, plus on pourra « couper » des chapitres inutiles, plus on pourra définir le temps nécessaire pour l’écrire.
Ensuite il faut éviter le syndrome « pénélope » comme dans l’Iliade, et faire et refaire toujours le début de son livre. Il faut écrire au kilomètre et avancer un maximum dans le livre, pour ensuite passer du temps en relecture non-stop, il ne faut pas mixer les deux.
Enfin, il faut penser à la promotion, car sortir un livre n’est pas difficile, ce qui est compliqué c’est de le vendre. Il faut donc préparer un plan de lancement en amont, avec une phase de teasing, de lancement et de relancement.

Grégoire Gambatto

Grégoire GambattoPrésentez-nous votre parcours ainsi que votre activité :

Bonjour, Grégoire Gambatto, j’aide les startups et les grandes entreprises à générer de la croissance avec des moyens conventionnels… ou non =D. Je suis issu d’un master 2 en droit des affaires, donc autant dire rien à voir avec mon métier actuel. J’ai fait mes premières armes à Cowork In Grenoble où j’ai lancé des formations en Growth Hacking et où j’ai participé à la création d’un accélérateur de startup, un grand merci à Mathieu Genty, le fondateur, qui a été le premier à me faire confiance.

Comment est arrivé ce projet de livre et la coopération avec Fred ?

C’est un ami en commun qui nous a mis en relation !

Quel regard portez-vous sur cette expérience ?

Ecrire, c’est très difficile, je suis beaucoup plus à l’aise à l’oral ! (mon côté italien sans doute). Je remercie d’ailleurs Fred d’avoir su me guider, sans lui je n’y serais jamais arrivé !

Le growth hacking est encore méconnu de la plupart des TPE. Pourquoi devraient-elles s’y intéresser davantage ?

Je pense que les TPE sont souvent des diamants bruts, elles sont déjà rentables mais n’appliquent pas les méthodes modernes des startups qui, elles, ne le sont pas. Lorsque qu’un business rentable se met à utiliser le GH, ca donne souvent des résultats impressionnants.

A votre avis, quelles sont les tendances dans ce domaine pour les années à venir ?

On va de moins en moins parler de Growth Hacking, mais de plus en plus de stratégie de Growth. Le hacking étant avant tout un état d’esprit, il va se fondre dans cette notion plus globale.

Olivier Jadzinski

Olivier JADZINSKIPeux-tu rapidement te présenter ainsi que ton activité ?

Entrepreneur depuis plus de 10 ans sur le web, et depuis 15 en dehors, mon rôle actuellement est d’accompagner toutes celles et tous ceux qui « se bougent », notamment les TPE, qui veulent utiliser les moyens modernes disponibles mais ont des difficultés à prendre en main tout ce qui est site inter et réseaux sociaux. Je les aide et les accompagne dans cette prise en main avec l’ambition que mon travail permette d’augmenter leur chiffre d’affaires de manière significative.

Comment as-tu intégré ce projet de livre ?

Frédéric m’a demandé plusieurs fois de participer à des projets auquel il collaborait, j’ai toujours refusé… ne m’estimant pas légitime sur les différents sujets proposés.
Pour ce livre sur le Growth Hacking, Fred m’a, en fait, « hacké » puisque je lui avais dit que j’allais écrire un livre … mais que j’ai laissé tombé. Il m’a alors dit qu’il serait enchanté de m’avoir pour son livre et que cela me permettrait d’embrayer sur l’écriture, ce qui serait utile par la suite. C’est vrai qu’écrire seul est parfois compliqué et qu’avec Frédéric, on n’est pas seul. En effet, il a su gérer parfaitement le projet de livre en mettant notamment la pression sur l’écriture par rapport aux indications de l’éditeur.
Fred venant régulièrement sur Grenoble, j’ai pu également le rencontrer régulièrement pour échanger, ainsi qu’avec Grégoire Gambatto, que je connaissais de l’espace de Coworking où il travaillait auparavant.
Tout cela fait que je suis heureux de faire partie du projet, même si je regrette de ne pas avoir pu en faire plus (eh oui, au départ, on ne veut pas… et ensuite on voudrait plus !).

Parle-nous un peu de la partie que tu as rédigée et de ton expérience d’écriture :

Il faut savoir que l’éditeur désirait que le livre s’adresse au plus grand nombre et donc il fallait faire attention aux mots utilisés. Il fallait faire « technique » sans être compliqué et expliquer, par exemple, tous termes qui seraient « inconnus » pour le lecteur et qui pourrait l’empêcher de passer à l’action. Car il faut appeler que la promesse du livre est forte : mettre en oeuvre en 8 semaines une vraie stratégie de Growth Hacking.
En ce qui concerne mon expérience d’écriture, c’est assez particulier car si je m’étais « dégagé » du temps pour la rédaction, il fallait aussi que j’avance sur d’autres projets et parfois j’avais du mal à écrire plus de 10 lignes par jour. Quand je dis « écrire », c’est une façon de parler car si au départ, je tapais les mots, je suis passé ensuite à la dictée vocale qui m’a permis de rattraper le temps perdu. De toute façon, que ce soit en tapant moi-même le texte ou en le dictant à l’ordinateur, il y avait une relecture obligatoire… donc cela permettait d’amorcer la pompe et de rajouter ensuite ce que je n’avais pas mis dans le texte.

Pour toi, quel est l’intérêt du growth hacking pour une TPE ?

Voilà la plus grande difficulté : faire passer le message que le Growth Hacking est possible par tout le monde, quelle que soit l’entreprise, quels que soient les moyens.

D’ailleurs, pour l’anecdote, si vous cuisinez, vous faîtes du « hacking » à chaque fois que vous préparez un plat. En effet, le feu qui chauffe la casserole n’a pas été « créé » pour cela. Le « hacking », c’est détourner un moyen de son utilisation classique pour arriver à un résultat que l’on s’est défini. Aussi, dire à un responsable d’une petite entreprise que l’on va faire du « Growth Hacking » avec Twitter, par exemple, c’est s’exposer à une incompréhension totalement normale. Par contre, dire que l’on va augmenter les ventes d’un boulanger en utilisant Twitter, ça lui parlera beaucoup plus. Pourtant, Twitter n’est pas un levier de croissance normal pour un boulanger, ce n’est pas pour cela que le site de micro-blogging a été créé. Pourtant, il est désormais utilisé pour faire la promotion de produits ou services et même vendre.

Le gros intérêt du Growth Hacking, c’est qu’il est accessible à tout le monde et qu’avec internet, il est très rapide à mettre en place… même si on peut se passer du web pour « hacker » une croissance. L’Upsell par exemple est un moyen pour vendre plus : pour reprendre l’exemple du boulanger, si on ne propose rien d’autre à un client qui vient chercher sa baguette, il risque de ne rien acheter d’autre. Si on lui indique qu’il y a une promotion aujourd’hui, on l’incite à acheter un produit de plus et donc on peut augmenter le chiffre d’affaires de l’entreprise sans avoir eu à travailler beaucoup plus.

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Et bien merci à tous les 3 ! Vous savez à présent que derrière ce mot qui fait peur, le growth hacking, se cachent finalement des techniques que vous avez certainement déjà appliquées sans le savoir.

Je vous invite à visiter les sites de ces 3 auteurs :

Livre "Le growth hacking"

Harmony Com
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Sortie d'une école de commerce (marketing et gestion), après quelques expériences commerciales, je suis tombée dans le web dès 99. Webmaster freelance dès 2004, j'étais déjà spécialisée TPE ! Avec le web 2.0, j'ai repris une activité plus conforme à mes compétences : la communication pour TPE. Ma philosophie : du sur mesure qui va à l'essentiel ! Conseil / accompagnement - Rédaction commerciale - Social média - Print / logo
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